GERER LA DOULEUR AVEC LA SOPHROLOGIE

améliorer image de soi avec sophrologie

Aujourd’hui en France une personne sur deux souffre de douleur, aigue ou chronique. La sophrologie s’avère très utile pour gérer la douleur.

Définition et types de douleur

La douleur se définit comme « une sensation et une expérience émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrites dans ces termes ». Elle nous signale une anomalie, un dérèglement.

La douleur peut être aigue ou chronique :

La douleur aigue est un symptôme de courte durée  due à une cause précise. Elle joue un rôle d'alarme en permettant à l'organime de réagir et de  se protéger face à un stimulis.  face  Sa prise en charge est essentiellement pharmacologique.

La douleur chronique est définie comme un syndrome qui persiste d’une façon anormale au-delà de la cause présumée et résiste aux traitements médicamenteux. Elle doit durer depuis plus de 3 mois et est envahissante physiquement et psychiquement. La douleur devient une maladie à part entière. Son accompagnement est global entre le médical, les médicaments, le psychologique, le social et les approches complémentaires comme la relaxation, la sophrologie, l’hypnose.

La sophrologie vient en complément des traitements médicaux, et ne supprime pas la douleur mais peut être utile pour la soulager.

Gérer la douleur avec la Sophrologie

Elle  aide à rétablir un bien-être émotionnel et permet de mieux supporter la douleur. Le cerveau se reprogramme en atténuant la douleur perçue.

La sophrologie est de plus en plus présente dans l’analgésie dentaire,  la préparation à des interventions chirurgicales ou à la préparation à l’accouchement.

La douleur s’accompagne souvent d’un discours intérieur « pourquoi ça m’arrive à moi  ? », « qu’est-ce que j’ai fait  ? », «combien de temps ça va durer  ?».  Cette souffrance sous forme de sentiment d’injustice et de peur génère du stress.

Les techniques sophrologiques agissent sur le symptôme mais également sur le stress qui amplifie le phénomène douloureux. La pratique permet de calmer les pensées négatives et les comportements inappropriés.  Elles apportent une nouvelle façon de percevoir la douleur pour mieux la gérer.

La détente corporelle pour soulager la douleur :

Elle permet au souffrant de de se reconnecter à son corps et à ses sensations. Elle apporte un relachement physique et mentale. Cette écoute intérieure aide à sentir des zones non douloureuses et pouvoir vivre son corps autrement. La personne réalise qu’elle n’est pas que douleur et se réapproprie peu à peu son corps.

Les relaxations dynamiques  pour apporter de l’espace aux zones douloureuses :

Les exercices de contraction relâchement aident à restaurer le schéma corporel et vivre son corps dans le présent.  Ils aident à nous libérer des tensions inutiles et prendre conscience des capacités que le corps offre encore au-delà de la douleur.

La respiration diaphragmatique clef de voute du bien être :

Elle apporte la détente physique et mentale pour soulager  la douleur. Lorsque la douleur est présente et que l’attention est placée sur les sensations douloureuses,  la respiration se fait haute, thoracique et le cerveau n’est pas suffisamment oxygéné. Les sensations désagréables sont amplifiées et les tensions accentuées. C’est un vrai cercle vicieux. Lorsqu’on focalise sur l’expiration, le diaphragme va exercer sa fonction de brassage au niveau de l’abdomen. En maintenant une expiration plus longue les tensions diminuent et  le cerveau libère les neurotransmetteurs d’endorphine, anesthésiant naturel.

Pendant une séance, le système nerveux autonome est activé et libère des hormones telles que l’endorphine, la sérotonine et la dopamine propices à calmer la douleur. Le mécanisme d’autoréparation se met en place avec l’activation de système parasympathique.

Le rythme cérébral qui accompagne les exercices facilite la créativité et les fonctions cognitives. Il en découle une meilleure perception de soi et une sensation de mieux être.

Les techniques de défocalisation pour gérer la douleur :

Elles consistent à  transformer la sensation douloureuse en une autre sensation agréable choisie par la personne comme la lourdeur,  le chaud, le froid.

Les techniques de focalisation pour contrôler  la douleur :

Plutôt que d’être contrôlée par elle, il s’agit d'observer la douleur et lui donner une couleur ou une forme puis diminuer progressivement l’intensité de celle-ci pour la rendre plus supportable.

Grace à la pratique sophrologique la personne retrouve une meilleure qualité de vie en apprenant à écouter son corps, ses signaux et messages pour mieux les interpréter.

Elle aide à accepter davantage son corps, ses limites et à sortir du monde de la douleur. La Sophrologie agit non seulement sur la douleur, mais elle donne aussi espoir et sens à la vie des personnes qui souffrent.

Giovanna Follmi, Sophrologue à Lille et à Croix